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 ~ Méliandra Ezaéna ~

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Méliandra Ezaéna


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Race : Humaine
Corellia


MessageSujet: ~ Méliandra Ezaéna ~   Mer 27 Mai - 16:44


* In a galaxy far far Away*


Nom : Ezaéna

Prénom : Méliandra

Surnom : Mél’

Âge : 20 ans

Rang et groupe désiré : Autres.
La demoiselle fait partie d’un clan très ancien et aujourd’hui presque complètement décimé, en raison de la peur qu’il inspire, et ayant le pouvoir de « confesser » n’importe qui, autrement dit de le mettre sous contrôle définitivement à condition d’un contact physique direct. (Sorte de restructuration mentale.)

Spécialités : - Corps à Corps
- Assassin/Voleur
- Tireur d’élite

Ambition : Trouver l’antidote du Virus A.

Origine/Race : Corellia/Humaine

Inventaire : Dagues, Blaster DL-18 (utilisé en de très rare occasions)

Plus grande peur : Ne pas trouver l’antidote à temps et de ce fait voir mourir son frère, se laisser déborder par son pouvoir.

Caractère : Méliandra possède un caractère assez particulier qu’il n’est pas facile de cerner.
Son vécu a contribué à faire d’elle une personne forte et courageuse et a également forgé la détermination conséquente qui est la sienne.
En effet, la demoiselle n’abandonne pas facilement lorsqu’elle a une idée en tête et son obstination n’est plus à prouver.
Elle a également beaucoup de sang-froid et ne se laisse pas facilement déstabiliser.

De premier abord, elle semble solide, presque intouchable mais ce n’est qu’une façade destinée à dissimuler ses faiblesses.
Cette fragilité refoulée ressort néanmoins de temps en temps lorsque les choses la dépasse toutefois ses larmes sont une denrée plus que rare.
Elle a vu trop de chose, assisté à trop de cruauté pour pouvoir se permettre encore d’afficher sa sensibilité à la moindre occasion.
D’autant qu’elle estime n’avoir pas le droit de faillir, son frère comptant bien trop sur elle.
En ce sens, on peut aisément affirmer que son grand sens des responsabilités n’est plus à prouver.

Il faut dire qu’elle a appris à relativiser et que son expérience de la vie lui a permis de beaucoup s’endurcir. Aussi s’évertue t’elle à masquer sa vulnérabilité, à se cacher purement et simplement. Aux autre mais à elle-même aussi…
La jeune femme a donc du apprendre, à ne pas montrer trop ouvertement les émotions qui l’habitent au risque d’en pâtir par la suite.
Cependant, elle ne peut enfouir définitivement ce côté empathique et protecteur qui sont les siens.

Débrouillarde et autonome, ce n’est pas le genre de femme dépendante des autres.
Elle aime d’ailleurs à savoir qu’elle se suffit à elle-même et n’est donc soumise à personne.
En outre, elle préfère n’avoir pas trop d’attaches.
L’obligation de voyager régulièrement pour échapper aux autres et sa situation très particulière l’empêchent de tisser des liens solides et véritables… ce à quoi s’ajoute une méfiance légitime d’être dénoncée ou trahie.
Résultat, elle n’a pour ainsi dire aucun ami et ne compte que sur son frère.
De toute manière, elle a parfaitement conscience que son talent est un obstacle infranchissable à sa vie sociale et plus particulièrement à sa vie amoureuse.

Cependant, la solitude ne la dérange pas non plus, elle a appris à vivre ainsi.
Certes, avoir de la compagnie ne lui déplait pas forcément mais elle aime aussi sa tranquillité.
Surtout que ses appréhensions vis-à-vis des autres ne la mettent pas forcément très à l’aise.
Comme je le disais, la belle n’offre pas sa confiance facilement, se plaisant à observer les autres avant d’intervenir, afin de les cerner.
Cela lui permet de se sentir un peu plus en sécurité.
Toujours à l’affût, les sens aux aguets, elle n’est en somme pas quelqu’un allant vers les autres de son plein grès, préférant s’isoler du reste du monde et vivre dans sa petite bulle en compagnie de ce qui lui reste de famille.

Faussement assurée, la jeune femme fait preuve d’une maturité impressionnante pour son jeune âge ainsi que d’une sagesse et d’une perspicacité qui le sont tout autant.
Réfléchie et calme, elle n’est pas du genre à foncer sans réfléchir et fait montre d’une patience exemplaire dans certaines circonstances.
En fait et contrairement à ce qu’on pourrait croire, il s’agit d’une jeune fille relativement compréhensive et généreuse… une personne de confiance bourrée de qualité humaine et faisant preuve d’une tolérance et d’une ouverture d’esprit évidente.
Si elle est très exigeante envers elle-même, elle se montre souvent bien plus tendre avec les autres et n’est pas réellement rancunière.

Un brin féministe, la demoiselle reste assez sûre d’elle et de ses talents mais est loin d’être orgueilleuse ou vantarde, loin de là !
En vérité, on ne peut pas vraiment dire qu’elle est fière de ce qu’elle est ou de ce pouvoir qui l’habite.
Pour tout vous dire, elle ne s’aime pas vraiment et craint son don peut-être plus encore que ceux qui pourraient y être soumis.
Elle ne l’utilise d’ailleurs que dans des situations extrêmes où elle estime ne pas pouvoir faire autrement.
Cela dit, lorsqu’elle le juge nécessaire, elle l’utilise sans trembler et sans vaciller, même s’il lui arrive de le regretter.
En réalité, elle éprouve une certaine compassion pour les malheureux à qui elle dérobe le libre-arbitre et se montre généralement la plus douce possible avec eux.

Elle admet volontiers l’utilité de cette faculté mais cela ne l’empêche pas de la juger monstrueuse.
D’ailleurs, elle la redoute affreusement et la maudit plus souvent qu’à son tour, consciente des barrières qu’elle lui impose et de toutes ces choses dont elle la prive définitivement… à commencer par l’amour.
Oh, elle est loin d’être fleur bleue hein… néanmoins il est naturel pour elle d’aspirer à un sentiment semblable, n’est-ce pas ?
Néanmoins, elle fait là encore preuve d’une maturité exemplaire et ne s’autorise même pas à y songer.
De plus, elle n’est pas non plus du genre à se plaindre, elle serait plutôt du style à tout encaisser en silence.

Intelligente, cultivé, autodidacte et vive d’esprit, elle ne se berce pas d’illusions et préfère savoir les choses clairement.
Elle est elle-même assez directe quand il s’agit d’en dire quelques unes.
Maline, elle retombe bien souvent sur ses pieds par la force de ses mots ou par son habileté en matière de combat.
Son instinct particulièrement développé l’a d’ailleurs bien aidé en ce sens.
Au même titre que son don de pressentir plus ou moins le danger.

Energique et dynamique, cela ne l’empêche pas de savoir se tempérer et de tempérer les autres par la même occasion.
S’il est vrai que l’inactivité la gêne, c’est surtout l’impuissance qui la ronge… ce qui la rend aussi acharnée que coriace malgré son réalisme croissant.
Elle refuse de perdre espoir facilement et ne s’effarouche pas devant le danger.
Mél’ refuse de laisser la peur ou un sentiment du même genre lui dicter son comportement, à vrai dire.

Elle n’aime pas non plus parler d’elle, préférant de loin écouter les autres.
De ce fait, elle reste souvent discrète et assez mystérieuse… secrète.
En parlant de secret, si elle n’accorde pas facilement sa confiance, elle n’en est pas moins fidèle et n’est pas du genre à trahir les autres.
Les gens peuvent compter sur elle sans problème.

Niveau relationnel, elle tient énormément à son petit frère et regrette sa mère défunte.
Hormis le jeune garçon, elle n’a personne dans sa vie et ne s’en porte pas plus mal.
Niveau centre d’intérêt à présent, la jeune fille à appris les bases du combat au corps à corps et s’exerce avec plaisir. Elle a également quelques notions dans le domaine de la médecine.
En revanche, tout ce qui touche à l’électronique, aux droïdes ou au pilotage lui semble d’une complexité infranchissable et elle ne s’aventure jamais sur ce terrain qui constitue à ses yeux un véritable casse-tête. On pourrait même dire que la technologie n’est pas son fort… la preuve elle se bat relativement à l’ancienne, utilisant des armes blanches bien loin des sabres lasers des Jedi.

Physique : Méliandra est une jeune femme de taille moyenne et de poids pour ainsi dire parfait.
Sa silhouette est mince, gracieuse mais ça ne l’empêche pas d’arborer des formes généreuses sans être excessives. Une carrure idéale, en somme.
Il émane d’elle une féminité indéniable ainsi qu’une sensualité palpable et innée.
Néanmoins la demoiselle ne prête pas vraiment attention à cet évident pouvoir de séduction.
Une aura à la fois classe et à la fois sauvage l’entoure en toute circonstance lui octroyant un petit côté inaccessible et mystérieux.
Ses mouvements détiennent pour leur part une agilité visible et une certaine assurance. Précis, léger et rapides ses gestes peuvent s’avérer redoutable lorsque la belle manie ses armes.

Son visage ovale détient des traits fins et délicats ce à quoi peuvent parfois s’opposer ses expressions volontaires et déterminés.
Sa peau est d’une blancheur de nacre et même le soleil n’y peut pas grand-chose.
Toutefois son teint pâle et laiteux lui octroie un éclat plus conséquent encore grâce à la complicité d’une chevelure sombre et soyeuse.
Des cheveux d’un brun foncé qui retombent souplement sur ses épaules et cascadent en ondulant jusqu’en dessous de ses omoplates.

La donzelle a également hérité de sa mère d’un regard gris-bleu particulièrement captivant.
Ses yeux clairs sont excessivement profonds et détiennent une lumière envoûtante qui retient souvent prisonniers les malheureux osant s’y aventurer.
Néanmoins la demoiselle à su les rendre impassible et, sauf en de rares exceptions, lire en eux s’avère assez complexe.
Ourlés de longs cils recourbés, ils sont certainement son atout physique majeur.

Son nez est tout à fait charmant, ses sourcils sont remarquablement dessinée, et ses lèvres suffisamment fines et colorés pour donner envie d’y goûter.
Elle détient par ailleurs un sourire éclatant et communicatif qui lui confère une beauté à laquelle peu d’hommes savent rester insensibles.
En outre, on notera une cicatrice discète au dessus de la commisure gauche de ses lèvres.

Vestimentairement parlant, elle revêt souvent de longues robes dont le décolleté ne peut que laisser rêveur la gente masculine.
Le plus souvent, elle revêt une longue robe blanche aux manches évasés et au corsage tout à fait délectable surmontant une tunique noire mais non moins sophistiquée.
Autrement dit, une tenue qui met habilement en valeur sa silhouette tout à fait désirable.

Histoire : Méliandra est née dans un petit village de Corellia.
Fille aînée d’Elerinna et de Yavon, ce fut pour eux un très heureux événement.
L’accouchement se passa sans encombre au même titre que les premiers jours du nourrisson au visage angélique.
La fillette grandit comme n’importe quel enfant, heureuse et entourée d’amour, vivant une relation fusionnelle avec sa mère.
Son père en revanche, s’il était très correct semblait bien trop obnubilé par sa femme pour pouvoir réellement s’intéresser à la petite fille ce qui ne la dérangeait pas plus que ça, l’affection de sa génitrice étant amplement suffisante.
C’est qu’il y avait dans cette famille, de prime abord comme les autres, un lourd secret dont Elerinna craignait plus que tout qu’on le découvre un jour.

En effet, la jeune maman avait un don, au même titre que chacune des descendantes de son clan.
Un don exclusivement féminin mais terriblement dangereux… et atrocement redouté.
Un don qui avait totalement asservis son mari, malgré elle…
La capacité de « confession » comme on l’appelait… considérée comme une légende par beaucoup et comme une menace pour les plus avertis.
Si en apparence le couple semblait parfait et baignait dans le bonheur, il y avait derrière cette façade une histoire bien plus sombre.

Yavon, ancien chasseur de prime avait découvert le secret de sa future épouse, avait tenté de ramené sa tête. Elle s’était défendu, l’avait confessé.
Prise de pitié et de remords pour cette marionnette entièrement esclave de son pouvoir, elle décida de le prendre pour époux afin de sauvegarder les apparences et consciente que prendre un homme « sain » n’était pas possible dans sa situation.
Avec le temps, elle finit par s’attacher à lui et ils s’installèrent tous les deux à Corellia malgré le désaccord de la famille d’Elerinna qui n’était pas pour séparer ses membres en raison du danger qui planait au dessus de la tête de toutes les filles du clan.

Néanmoins, la jeune femme avait l’espoir d’une vie normale et tranquille, aussi prétexta-t-elle que vivre en groupe ne pouvait qu’intensifier les pertes inévitables. Son argument fut entendu et on la laisse partir.
Elle commença donc cette vie à laquelle elle avait tant aspiré.
La seule ombre sur ce tableau était les lettres régulières de sa tante qui lui apprenait trop souvent à son goût la disparition des héritières du pouvoir, tant et si bien que le clan se réduisait peu à peu à peau de chagrin.
Bien sûr, Elerinna craignait pour sa vie si l’on venait à découvrir son secret néanmoins elle prenait un soin tout particulier à feindre la normalité et à ne confesser personne.
C’est donc dans cet étrange climat que Méliandra fut propulsée.

Evidemment, elle avait le pouvoir, sa mère n’en doutait pas et très tôt elle recommanda à la fillette de ne toucher personne… juste au cas où, sans lui expliquer pourquoi.
Peu contrariante, l’enfant ne protesta pas, continuant à jouer avec les quelques enfants de son âge sans se préoccuper outre mesure de ce conseil.

Cette petit vie idyllique fut bientôt chamboulé par l’arrivé d’un second enfant, cinq ans plus tard.
Un adorable petit garçon appelé Aékim vit donc le jour sous l’œil étonné de sa grande sœur.
Contrairement à beaucoup de jeunes enfants, Mél’ n’éprouva aucune jalousie, juste une forte curiosité et une envie incontrôlable de protéger ce petit être.
Elle s’amusa donc à jouer les petites mamans, observant avec attention les comportements de sa propre génitrice.
Malgré les nombreuses frustrations que lui inspiré cette petite chose fragiles et silencieuse, la fillette était relativement heureuse de sa présence même si elle supportait assez mal la surveillance constante qu’exercer sa mère sur elle lorsqu’elle s’approchait de son petit frère.


Dernière édition par Méliandra Ezaéna le Mer 27 Mai - 18:40, édité 1 fois
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Méliandra Ezaéna


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MessageSujet: Re: ~ Méliandra Ezaéna ~   Mer 27 Mai - 16:47

Histoire (suite) : Et elle faisait bien…
En effet, un jour où le petit pleurait sans raison apparente la fillette s’énerva et sans qu’elle ne comprenne ce qu’il se passait ses yeux virèrent à un noir d’encre…
Toutefois, une claque sonore la tira violement de sa transe.
Etendue sur le sol, les larmes aux yeux, elle fixa sa mère qui serrait contre elle son cadet, foudroyant du regard son aîné.
La fillette éclata en sanglot et sa mère ne tarda pas à s’adoucir, l’étreignant à son tour en répétant que ce n’était rien, que ça ne se reproduirait plus.
Méliandra s’excusa sans comprendre ce qui s’était passé, Elerinna refusant d’aborder l’incident.
Ce fut une erreur.

Dans l’ignorance totale, la fillette eut tôt fait de réitérer cette impardonnable bêtise.
Sauf que personne ne fut là pour l’arrêter.
Elle, alors âgée de six ans, et son groupe de copains jouaient sur la place du village, ne se préoccupant de rien et riant aux éclats comme savent le faire les enfants.
Malheureusement une dispute futile éclata pour une mystérieuse raison et le « meilleur ami » de Méliandra en fut la victime.
Incapable de se contrôler, tremblant de rage, elle réalisa à peine qu’elle venait de saisir son camarade par le cou dans un mouvement instinctif.
Ses prunelles devinrent d’un noir d’encre et celle du garçon en firent de même.
Ce fut uniquement, lorsqu’elle le lâcha qu’elle reprit conscience, put entendre les cris horrifiés autour d’elle et comprendre que quelque chose de terrible venait de se produire.
Toutefois, elle n’eut pas le temps de méditer là-dessus qu’elle vacilla et s’effondra au sol, perdue dans l’inconscience… c’est à peine si elle entendit sa « cible » s’inquiéter de ce qui arriver à sa maîtresse.

A son réveil, elle était allongée sur le lit, se sentant particulièrement affaiblie.
La première chose qu’elle vit fut le visage désemparée de sa mère à son chevet… elle avait l’air d’avoir beaucoup pleuré ce qui lui serra le cœur en même temps que cette sensation poignante de culpabilité…
Puis lui parvinrent les cris dehors et les bruit que faisait le battant de la porte maltraitée par les gens au dehors.
Inquiète et un peu perdue, elle interpella fébrilement sa mère qui lui offrit un sourire crispé en lui disant que tout allait bien se passer.
Son père pour sa part se contenta de la fusiller du regard, apparemment furieux, ce qui était sans doute du au chagrin que la fillette avait causé à sa femme.
Aékim pour sa part dormait sans se préoccuper de tout ce vacarme.

Un peu affolée, Mél’ demanda ce qu’il se passait mais n’obtient aucune réponse.
Tout ce qu’elle comprit c’est qu’il fallait immédiatement partir.
Elle remarqua seulement à cet instant les bagages que tenait le droïde familial.
Vaguement paniquée, elle sentit son père la soulever à la demande de son épouse et c’est ainsi qu’ils abandonnèrent leur foyer, passant par la porte de derrière et se sauvant comme de misérables voleurs, une heure après la première confession de l’enfant.

Ils montèrent tous ensemble dans un grand vaisseau accompagné par les cris de la foule qui avaient compris leur intention de fuir et s’étaient élancée à leur poursuite ainsi que par la supplique d’un enfant que Méliandra ne serait jamais capable d’oublier… celle de son ami qui réclamer sa maîtresse et implorer les autres de le laisser les accompagner et de ne pas faire de mal à la fillette.
Ce fut sans doute à cet instant que la petite fille réalisa l’ampleur du problème.

Cependant les événements s’enchaînèrent très rapidement et le vaisseau décolla de justesse avec son père comme pilote.
L’enfant passa tout le trajet soit à s’excuser soit à poser des questions…
Ils trouvèrent finalement refuse à Dagobah, qui d’après Elerinna serait l’endroit idéal pour se faire oublier quelques temps.
La planète était austère et bien peu osait encore s’y aventurer.

Ils s’y installèrent donc, le cœur lourd et l’enfant pu enfin avoir des explications fort attendu.
Sa mère ne lui épargna rien sur cette malédiction, ne passant rien sous silence, pas même le massacre de ses sœurs… hormis le fait que son père était lui-même une victime de cette faculté, détail que Méliandra comprit d’elle-même.
Les mois passèrent, des mois d’effrois et de culpabilité pour la petite fille…
Mais bientôt, ils rencontrèrent une autre famille, des hors-la-loi mais avant tout des êtres généreux et accueillants.
Une amitié certaine se tissa entre les deux couples et les trois enfants, une amitié très utile dans ces conditions de vie difficile.

Cependant c’était sans compter sur leur cupidité…
En effet, Méliandra et la fillette du couple qui lui servait désormais de meilleure amie se côtoyait depuis trois ans et elle crut à tort pouvoir lui révéler son secret, lui faisant totalement confiance.
Les conséquences furent dramatiques.
La petite peste s’empressa d’avertir ses parents et ceux-ci horrifiés ne tardèrent pas à prévenir les chasseurs de prime, monnayant une exorbitante récompense.
De nouveau la fuite fut l’unique option et de nouveau la fillette s’excusa à outrance…

Trahie et effrayée, la petite fille de neuf ans ne put que culpabiliser et se morfondre.
Sa mère lui répétait qu’elle ne lui en voulait pas et comprenait mais il n’empêchait pas qu’elle conservait dans le regard cette lueur de déception et de lassitude extrême… sans parler de cette inquiétude qui la suivrait jusqu’à la fin.

Dès lors, il n’y eut plus d’endroits sûrs pour cette famille.
Leurs anciens « amis » avaient donné leurs descriptions et on les traquait sans relâche.
Commença donc une vie de nomades pour eux.
Ils ne s’installaient jamais bien longtemps, contraints toujours trop tôt de plier bagages.
Bien sûr, ils en souffraient tous… hormis Yavon qui était comblé par la simple présence de sa chère et tendre.
Les enfants n’avaient pas d’amis et étaient contraints de s’accrocher l’un à l’autre tandis qu’Elerinna désespérait de trouver une solution à toute cette histoire.
Elle songea bien à se rendre en échange de l’assurance qu’aucun mal ne serait fait au petit mais son époux l’en dissuada habilement.

Mél’ avait douze ans et Aékim sept quand le drame s’abattit sur eux une nouvelle fois.
Des chasseurs de prime les débusquèrent alors que leur père était partis acheter de quoi manger.
Leur mère, les dissimula eux et le droïde D6-G4 dans une cachette qui était à l’origine de leur décision de vivre ici.
La grande sœur, terrorisée, serra très fort son frère contre elle, s’assurant que dans cette position il ne pourrait rien voir.
Elle-même ferma les yeux à s’en fendre les paupières, ce qui ne l’épargna malheureusement pas du bruit et des cris à vous glacer le sang.
Quatre heure, les deux enfants restèrent dans cette position, osant à peine respirait alors qu’un silence de mort s’était abattu sur eux.
Seuls les reniflements du garçon venaient ponctuer ce silence pesant alors qu’il s’efforçait de rendre ses larmes silencieuses.

Rassemblant son courage, l’adolescente se résigna finalement à aller voir.
… Il n’y avait personne… ni assaillant, ni maman… juste une énorme tâche de sang évoquant le meurtre qui venait d’avoir lieu…
De longues minutes s’écoulèrent avant qu’elle soit capable de détacher ces yeux du liquide vermeille.
La nausée s’était faite si forte qu’elle ne put résister à l’envie de vomir qui la tenaillait depuis tout ce temps.

C’est à ce moment que leur père entra en scène…
Il semblait différent mais elle n’y prêta pas attention, se ruant dans ses bras.
Il l’écarta assez rapidement avant de prendre des nouvelles d’Aékim.
Apparemment, comme elle, il n’avait aucun espoir que sa femme ait put survivre…
L’interpellé s’extirpa de sa cachette et éclat en sanglot bruyant auxquels se joignit malgré elle sa grande sœur.
Indifférent, l’homme se contenta de nettoyer tout ce sang, comme un automate, puis sans un mot, il s’en alla, les laissant seuls et désemparés sans dire un mot.

Deux semaines…
Ce fut le temps qui s’écoula avant qu’il ne réapparaisse, au grand soulagement de sa progéniture qui avait survécu tant bien que mal grâce aux économies de la famille.
Entre temps Méliandra avait enfin osé expliquer les raisons de la disparition de leur mère à son cadet… les mêmes qui les avaient forcé à l’exil durant toutes ces années.
Il ne parut pas réagir, semblant dans un état second depuis la tragédie qui les avait privé de leur mère.

Quoi qu’il en soit, leur géniteur revint et commença à parler à sa fille d’un projet qu’il avait en tête : se servir de son don pour gagner de l’argent.
Mél’ en fut horrifiée mais n’eut pas la force de protester.
Son père, pour sa part, s’évertuait à mettre une grande distance entre lui et sa fille.
Toutefois dans son ignorance, elle ne pouvait deviner qu’il redoutait de se faire confesser une seconde fois, ayant été libéré de l’emprise d’Elerinna à la mort de celle-ci.

Dix… ce fut le nombre exact de personne qu’elle confessa sur ordre de son père… jusqu’à ce qu’elle n’en puisse plus et que la culpabilité se fasse trop dévorante.
Elle supplia alors son père d’arrêter néanmoins il menaça de la livrer elle aussi, prétendant qu’elle subirait le même sort que son monstre de mère.
Ce fut à cet instant qu’elle réalisa que l’homme qu’elle avait connu comme étant son père n’avait jamais existé que grâce au pouvoir de sa défunte mère… ce qui envenima davantage le dégoût que ce don lui inspirait.
Cependant, elle comprit aussi une chose essentielle : si son père n’avait jamais aimé réellement leur mère, il n’aimait pas non plus ces enfants… C’était un homme mauvais et sans scrupule. Il ne faisait que se servir d’eux… et d’elle plus précisément.

Elle essaya alors d’en parler à Aékim, qui nia en bloc cette probabilité et l’enjoignit à continuer à faire ce que leur père disait.
Elle refusa et il prétendit la détester, lui reprochant de n’avoir jamais rien fais pour le bien de leur famille.
Songeant qu’il n’avait pas tort et affreusement blessée par ces accusations, elle envisagea un moment de fermer les yeux et de continuer comme le souhaitait son père toutefois… elle estimait n’avoir pas la force de faire encore souffrir des innocents.

Une semaine plus tard, ce fut néanmoins Aékim qui vint la trouver, scandalisé, des larmes plein les yeux. Il lui apprit alors qu’il avait espionné leur père depuis leur conversation et que celui-ci venait de faire un marché avec un chasseur de prime qui traînait en ville. Il venait de vendre sa propre fille, l’amenant à une mort certaine…
Le garçon étant relativement bien vu échappait au deal puisque son père l’estimait comme son digne héritier.

Horrifiée, l’adolescente ne demanda pas son reste et plia bagage.
Le benjamin insista pour l’accompagner cependant elle refusa, jugeant que c’était un danger beaucoup trop grand qu’elle lui faisait courir par sa simple présence néanmoins il se mit à hurler qu’elle était tout ce qui lui restait et que le laisser seul avec ce cinglé de père serait au moins aussi dangereux.
Elle finit par céder, intérieurement ravi de n’avoir pas à se séparer du seul être qu’elle aimait profondément et sincèrement… de la seule personne à laquelle elle tenait encore, la seule qui lui faisait encore croire à l’humanité.

C’est ainsi que Méliandra, alors âgée de treize ans, Aékim de huit et D6-G4 entrèrent dans la clandestinité.
Ils se cachèrent un moment sur la planète de Ossus avant de s’infiltrer discrètement sur un vaisseau qui les conduisit à Hoth où ils se cachèrent durant un ans malgré les conditions de vie très difficile.
Ils trouvèrent ensuite refuge à Pau City, sur Utapau où Méliandra eut le bonheur de retrouver un vieil oncle à elle qui la reconnut immédiatement grâce à sa ressemblance avec Elerinna.
Elle vécut chez lui, se résignant face à son insistance malgré ses craintes qu’il ne soit forcé d’en payer le prix.
Ce fut une époque très heureuse pour tous les trois. L’homme, prénommé Zan, se sentait seul et était ravi de pouvoir protéger et aider une des rares survivantes de leur clan.
Il lui apprit à se battre, les rudiments de la médecine et tout un tas d’autre chose.
Mél’ lui en était particulièrement reconnaissante et Aékim, pour sa part, vénérait pratiquement leur hôte.
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Méliandra Ezaéna


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MessageSujet: Re: ~ Méliandra Ezaéna ~   Mer 27 Mai - 16:47

Suite : Malheureusement c’était trop beau pour durer.
Alors âgée de dix sept ans, la nièce de cet homme bon capta des bribes de conversation.
La rumeur disait qu’une femme démoniaque se cachait par ici et s’appelait Elerinna Ezaéna.
De toute évidence sa ressemblance avec sa mère n’était pas qu’un avantage.
Craignant pour la vie de son oncle, elle décida de partir avant que quiconque puisse faire le rapprochement.
Tard dans la nuit, elle plia donc bagage en silence espérant que personne ne remarquerait son départ avant qu’elle ne soit déjà loin cependant son frère, qui était réputé pour son sommeil léger, la surpris et exigea des explications, furibond et atterré à l’idée qu’elle puisse partir ainsi sans le prévenir et sans même lui dire au revoir.

Elle se plia donc à ses exigences et expliqua à ce petit homme de douze ans les raison de sa fuite. Comme les fois précédentes, il la supplia de l’emmener.
Elle eut beau lui faire comprendre qu’il était plus en sécurité ici, qu’il méritait une longue vie tranquille, qu’elle ne lui apporterait que des ennuis et que Zan allait se sentir très triste de retourner à sa solitude, il ne voulut rien entendre.
Il proposa juste de laisser leur fidèle droïde ici afin que l’homme ait un peu de compagnie.

Incapable de lui faire entendre raison, la jeune fille quitta donc Utapau avec son petit frère, délesté de la présence de D6-G4 qui leur avait tant servis par le passé.
Elle paya le voyage avec l’argent dûment gagné là-bas et c’est ainsi qu’ils recommencèrent leurs innombrables pérégrinations, atterrissant finalement sur Tatooine deux ans après sa désertion de Pau City, la ville n’étant pas encore en proie au conflit entre la République et les Séparatistes.

Ils se trouvèrent un petit refuge là-bas, assez isolé de la ville, ne pensant pas à rester là très longtemps… mais ce fut sans compter sur la malchance légendaire du frère et de la sœur.
En effet, ils étaient là depuis trois moins seulement, lorsqu’Aékim contracta une étrange maladie.
Au début, il n’y avait rien d’inquiétant, un peu de fièvres, des contractures… un virus grippal classique selon le médecin.
Pourtant rien n’y faisait et le traitement n’arrangeait pas son état… au contraire celui-ci se dégradait de plus en plus.
Rongée par l’inquiétude, elle commença à faire des recherches à ce sujet et découvrit rapidement une rumeur selon laquelle une maladie sévissait dans les rangs Jedi, une maladie dont les symptômes correspondaient étrangement.

La demoiselle ne comprit pas immédiatement le rapport entre son frère et les Jedi néanmoins une chose était sûre… ce virus était mortel puisque plusieurs de ces guerriers aguerris y avaient déjà succombé.
Se gardant bien d’en parler à son frère, elle continuait de le rassurer feignant d’être sereine et confiante toutefois plus les jours passaient et plus les symptômes se faisaient virulents et nombreux.
Il n’y avait pas un jour sans qu’elle n’essaye de nouveau remède mais rien ne fonctionnait.
Elle maudissait cette guerre qui était à l’origine de l’apparition de cette maudite maladie !

Plusieurs mois plus tard, alors qu’elle avait fêté ses vingt ans dans le désespoir complet, elle entendit bientôt parler d’un Andidote.
Certains prétendaient qu’un homme du nom de Draëgan Ogomir, savait comment traiter cette maladie mais qu’il exigeait une somme phénoménale et exorbitante pour la soigner.
N’y tenant pas, incapable de regarder son frère mourir, elle alla à la rencontre de cet individu.
Il affirma être bel et bien capable de soigner son cadet mais comme pour les autres il lui réclama une montagne d’or.
Furieuse et désemparée, une seule solution s’imposa en elle et c’est donc avec un sang-froid étonnant qu’elle empoigna par le cou ce sale voleur et confessa pour la première fois depuis ses treize ans.

Toutefois, et à son grand désarroi, il n’était qu’un pitoyable escroc… et n’avait aucune idée du remède. Il comptait simplement empocher l’argent et se sauver avec lui tout de suite après réception.
Perturbée et affreusement lasse, elle se rendit compte de sa bêtise et se morigénait avec véhémence malheureusement elle et beau se flageller mentalement la liberté de cet idiot ne lui fut pas rendu.

Ne sachant comment faire autrement, elle laissa ce type la suivre et l’aider dans ses recherches…
Deuxième erreur…
Une femme était éprise de Draëgan et le voyant ainsi soumis jugea cela plus que louche… Elle fit donc des recherches sur sa « rivale » et se tourna vers les Jedi leur décrivant un être dangereux et sanguinaire.
Tout ça bien sûr sans que Méliandra ne se doute de rien, trop obnubilée par le sort de son frère pour se rendre compte du changement de regard que lui portait les habitants d’Anachore.

La demoiselle s’était promit de faire tout ce qui était en son possible pour sauver ce petit être si fragile et si doux mais en avait oublié le danger permanent qui régnait sur elle.
Elle avait décidé de remuer ciel et terre et de ne pas s’accorder de répit avant d’avoir trouvé… Peu importait le prix qu’elle devrait payer ou le nombre de personne qu’elle devrait confesser voir tuer pour ça…
Elle ne le laisserait pas mourir !


Episode : Opération Atrophiès


Infecté par le virus A ? Non


*In Real Life*


Prénom : Laura
Âge : 19 ans
Passions : Lire, écrire, jeux vidéo, création d’AMV, regarder des séries américaines (Legend of the Seeker en force X'D)…
Avez vous lut le règlement ? Que la force soit avec vous.
Personnalité sur votre avatar ? Bridget Regan
Comment avez vous connu le forum ? Par mon cher et tendre.

PNJ :
~ Aékim Ezaéna ~

Aékim est le petit frère de Méliandra. Agé de quinze ans, il l'a toujours suivi et ne l’a jamais abandonné, écumant les routes depuis l’âge de sept ans. Il tient énormément à elle, la considérant un peu comme une mère et l’admirant beaucoup. Il est au courant de son secret mais ne la craint nullement. Il maudit et méprise les chasseurs de primes et tous ceux qui tentent de s’en prendre à elle sans essayer de comprendre, sans lui laisser le bénéfice du doute, la condamnant pour une chose contre laquelle elle ne peut rien.
Malheureusement, ce garçon doux et volontaire détient des midicloriens et à été infecté par le virus A.
N’ayant pas été repéré, il n’a donc pas suivit de formation Jedi mais a souvent rêvé d’en devenir un, sans savoir que cette ambition était tout à fait à sa portée.
Pour l’heure, son état est grave, oscillant entre le stade d’infection quatre et cinq et même s’il n’en montre rien il sait déjà qu’il est condamné à moins qu’un miracle ne se produise.

~ Draëgan Ogomir ~

Draëgan est un escroc de premier ordre qui a tenté d’embobiner tout le monde en prétextant détenir l’antidote du virus A. et être prêt à le fournir en échange d’une somme exorbitante.
Malheureusement il a croisé la route de Méliandra qui n’a pas hésité à le confesser pour s’offrir ses soi-disant services.
En découvrant que ce n’était qu’une arnaque cruelle, elle décida néanmoins de le garder près d’elle face à ses supplications, estimant qu’il pourrait s’avérer utile.

~ Zan Ygnus ~

L’oncle de Méliandra est un être bon, généreux et courageux qui n’a pas hésité à couvrir et protéger la jeune fille au risque d’en pâtir par la suite.
Sa femme ayant été tué des années auparavant, il se sent donc très seul mais reste un guerrier dans l’âme.
N’ayant jamais eu de rapport intime avec celle qu’il aimait, il n’a donc jamais été confessé mais est parfaitement au courant de ce lourd secret.
Depuis le départ précipité de sa nièce, il vit avec le droïde qu’elle lui a laissé mais se fait beaucoup de soucis pour Aékim et elle.
Il a comprit la raison de sa fuite au moment où les autorités l’ont interrogé au sujet de la présence de sa défunte sœur et regrette qu’elle ne lui ait rien dit, certain qu’il aurait pu lui venir en aide.

~ D6-G4 ~

Droïde protocolaire ayant autrefois appartenu à Elerinna et qui a suivit Méliandra et son frère lors de leur nombreuses pérégrinations, se révélant fort utile lors de leur nombreux déménagements puisque capable de traduire une multitude de langues. Fidèle mais assez peureux, il a été laissé au bon soin de Zan lorsque la demoiselle à quitté Utapau.

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~ Méliandra Ezaéna ~

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